Des huiles de toilette et savons naturels à la bave d’escargot

Un escargot sur une branche Un escargot sur une branche Google

A la tête d’une association de 18 membres, Valérie Kassi, élève des escargots qui constituent sa matière première.

Valérie Kassi est entrepreneure dans le domaine des cosmétiques à Mbalmayo à 50 km de Yaoundé dans le département du Nyong-et-So’o, cette femme dynamique préside depuis 2010 les activités de l’association Valkass qu’elle a crée avec l’aide de son mari. Forte de ses 18 membres composé de 4 hommes, 6 jeunes filles et garçons tous très actifs, l’association fabrique : huiles pour le corps et pour les cheveux, shampoing, savons de toilette, parfums et tisane amaigrissante. L’un de leurs produits phares est le savon de toilette à la bave d’escargot. Il s’arrache comme des petits pains par la gent féminine en quête de produits naturels dont les vertus sont présentées par Valérie Kassi, semble l’avoir adopté.

« Le savons de toilette à la bave d’escargot est un produit pour adulte. Il peut être utilisé pour le gommage corporel pour éliminer les impuretés. Chez la femme, il permet d’atténuer la visibilité des vergetures », vante la dame en présentant un morceau de savon carré de couleur marron d’environ 250 grammes qu’elle vend à 2000 F Cfa. Ce produit est le fruit d’une période d’observation des us et coutumes de son village et de plusieurs mois de recherche. « Dans mon village, j’avais remarqué que lorsqu’une personne se brûlait on utilisait  la bave d’escargot pour soigner la brûlure. Je me suis donc demander si la bave d’escargot a des vertus cicatrisantes. Ne peut-on pas l’utiliser aussi pour prendre soin de sa peau ? C’est comme cela que tout a commencé », raconte Valérie Kassi.

Engagée, elle convainc les membres de son association et tout le monde s’investit bientôt dans un nouveau domaine : l’élevage des escargots. « Il fallait commencer par là pour avoir la matière première à volonté. Pour fabriquer 60 morceaux de savons, j’ai par exemple besoin d’un kg de bave d’escargots », fière de ce qui constitue pour le moment le meilleur succès commercial de « Valkass ». Une aventure qu’elle était loin d’imaginer en 2010 lors du lancement des activités de « Valkass ». A l’époque l’association n’a que 30 0000 F Cfa dans la caisse. Ce qui leur permet d’acheter du petit matériel (moules, passoirs, pressoirs, grattoirs, etc) pour démarrer leur activités.

Progressivement, ils améliorent aussi l’emballage des produits. Aujourd’hui si la production des ses huiles et savons restent manuelles faute de moyens, Valérie Kassi dit s’épanouir dans son activité. « Valkass » figure dans le répertoire des Pme du ministère des Petites  et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat. « J’ai ouvert une petite boutique à Mbalmayo. On ne roule pas sur l’or, mais le retour que nous avons du client est satisfaisant. La transformation des produits en cosmétiques naturels est un bon créneau. Les gens veulent des articles qui préservent leur beauté », assure Valérie Kassi qui a reçu plusieurs prix dont celui du meilleur chercheur indépendant en 2014 par le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation.

Elsa Kane Njiale à Yaoundé

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