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Pour s’approvisionner en eau, les populations des zones rurales parcourent plusieurs kilomètres par jour. Ceux-ci gravissent des collines à pied, parfois à vélo ou à dos d’ânes pour collecter le précieux liquide. Des projets envisagés par les pouvoirs publics sont presque tous tombés à l’eau.  

Assise à même le sol, entouré par des récipients vides, Ndelmé attend son tour. La main sur la tête, la cinquantaine révolue, elle s’est levée de bonne heure à la recherche de l’eau. Mais face à l’affluence, elle est contrainte d’attendre. Au bout de quelques heures, l’attente devient longue pour cette dernière qui a dû parcourir des kilomètres à pieds pour rallier l’unique point d’eau du village.

A quelques mètres de là, Sophie est couchée au sol. En plein sommeil, au milieu des bidons, elle se lasse de la longue et folle attente. Soudain, des éclats de voix autour du point d’eau interrompent son sommeil. Vêtue d’un maillot de couleur rouge et d’un pagne vert, elle suit avec attention, l’ordre de passage des chercheurs d’eau. La quête de l’eau. C’est le casse-tête quotidien de la population de Katamsa, une localité de l’arrondissement de Mokolo, département du Mayo Tsanaga, dans la région de l’Extrême-Nord.

« Nos épouses quittent la maison à 2h du matin »

La forte demande oblige la population surtout la gente féminine à passer des journées entières en attente du précieux liquide. Sous un soleil de plomb, femmes et enfants font le pied de grue. Il faut souvent l’intervention du chef du village pour organiser la quête de l’eau. « Nos épouses quittent la maison à 2h du matin pour aller à la recherche de l’eau. Elles y passent presque toute la journée. C‘est vraiment pénible », explique Bami Kikidey, le chef du village de Katamsa. « Dans cette bourgade peuplée d’environ 1000 habitants, un seul point d’eau est disponible » confie le chef de Katamsa.    

Autre lieu même attroupement. A Mohur, arrondissement de Mokolo, non loin de Zamai, des récipients vides tutoient le ciel. Ici, c’est un forage pour 2000 personnes. Une opportunité que n’ont pas eue les habitants de Mokio. Dans ce village de Tokombéré, département du Mayo-Sava, « la population se rue vers les lits des mayo asséchés pour recueillir de l’eau. Qu’importe la qualité. L’essentiel, c’est d’avoir quelques gouttes. De quoi étancher la soif avant que la source ne tarisse », lâche, toute furieuse, Wachké, habitante de Mokio.

Selon le Lawane de Souledé-Roua, « les gens partent à Mokolo ville avec des ânes au moins à 18 km. Les femmes et les enfants quittent la maison à 2h du matin pour ne revenir qu’à 7h ou à 8h du matin avec des pousse-pousse et des ânes ». Les propriétaires des tricycles ont développé un business juteux autour de l’eau. « A Souledé-Roua, un bidon d’eau de 25 litres se vend à 200 F CFA », relève sa majesté Ganagued.

« Si on avait de l’eau, mes enfants ne seraient pas morts… ».

« A Wolordé, l’eau boueuse n’est pas usée. C’est une eau potable aux yeux des populations », ironise Maliki Jacques. Dans cet autre village du département du Mayo Sava, l’eau est une denrée rare. Pour se procurer quelques gouttes, la population est contrainte de creuser dans les lits des mayo. Seulement, la quête de l’eau fait régulièrement des victimes au sein des familles. C’est le cas d’Abassi. Dans la douleur, il porte encore le deuil.

Ce dernier vient de perdre 4 de ses enfants. Ils sont morts écrasés par un bloc de terre alors qu’ils cherchaient de l’eau en compagnie de leur maman. « Mes enfants et moi sommes allés au marigot chercher de l’eau. Il faisait tellement chaud. Mes quatre enfants sont allez s’abriter à l’ombre. Soudain, un bloc de terre est tombé sur eux. J’ai appelé les secours. C’était trop tard. J’ai perdu 4 enfants », relate avec peine, Maryamou Bouba, la mère des disparus.

Doudou, l’ainé âgé de 12 ans, est entourée par ses frères Bappey, 10 ans, Ndotti, 3 ans et Chantal, la plus petite, à peine 9 mois. Tous reposent à un jet de pierre de la maison familial. « Nous n’avons pas d’eau ici. Nous parcourrons des kilomètres à pieds pour aller puiser de l’eau. Nous souffrons tellement. Mes quatre enfants sont morts parce qu’ils cherchaient de l’eau. Si on avait de l’eau, mes enfants ne seraient pas morts », témoigne, meurtrie, la maman éplorée. Maryamou Bouba ne quitte pas des yeux l’unique enfant qui lui reste. Avec tendresse, elle témoigne toute son affection à ce dernier.

Des projets de construction des points d’eau sont tombés à l’eau. Les promesses des élus locaux ont taris. Assoiffée, la population crie à l’abandon. « Nous allons jusqu’à Dogba chercher de l’eau. Nous parcourrons au moins 100 km. Il y’a au moins 500 personnes dans notre village. Il y’a pas de forage chez nous. On nous dit toujours qu’on va nous apporter de l’eau. Mais jusque-là, rien. Nous souffrons tellement », se lamente Abassi, habitant de Wolordé.

Promesses non tenues.

Face aux difficultés d’accès à l’eau auxquelles font face les populations, le gouvernement a mis sur pied quelques projets. Notamment la construction de 3000 forages. Annoncé depuis 2011, dans les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord, le projet tarde à prendre corps ; en dépit de sa réactualisation en 2016 à la faveur d’un mémorandum d’entente avec un consortium d’entreprises formé par la société française Vergnet Hydro, deux société chinoise et une Pme locale pour un montant global de 25 milliards.

Les promesses d’extension du réseau d’eau à partir du barrage de Mokolo pour Mora et Kolofata prévue depuis 2005 ont accouché d’une souris. Il était question de desservir 34 localités sur un tracé de 67 km, en construisant 67 bornes fontaines. Le manque d’entretien et la mauvaise gestion de ces points d’eau a eu raison de ces bornes fontaines. Aujourd’hui, c’est à peine 10 bornes fontaines qui sont fonctionnelles.

Le projet d’extension d’eau à partir du château d’eau de Mokolo jusqu’à Roua sur une distance de 37 km pour 30 bornes fontaine n’a pas également prospéré. Seulement 6 bornes sont effectivement sorties des terres. En outre le projet d’adduction d’eau de Mindif, via la station de captage de Loubour, d’un montant de 980 millions de f cfa devant alimenter 34 localités sur un linéaire de 15 km avec 44 bornes fontaines tâtonne. Egalement annoncé en grande pompes, la construction des mini-barrages de Dazla, Midré et Mazam dans l’Extrême-Nord sont resté lettre morte.

Pas une goutte deau

La ruée de la population vers des eaux de mauvaise qualité ont des conséquences fâcheuses sur le plan sanitaire. L’hôpital régional de Maroua reçoit beaucoup de cas de maladie lié à l’eau. « C’est toutes les tranches d’âges qui sont atteintes. Mais, les enfants de moins de 5 ans et les vieillards sont les tranches d’âges le plus vulnérables », explique Dr Vohot Deguimé, directeur de l’hôpital régional de Maroua. « Le problème de l’eau et des maladies hydriques est liée à la consommation de la mauvaise qualité d’eau, à la mauvaise utilisation de l’eau ainsi qu’à l’insuffisance de l’eau », ajoute-t-il.

Selon des statistiques, au Cameroun, il y’a un point d’eau pour 1020 personnes. Une réalité en dessous de la moyenne. Pourtant, le ratio prévoit un point d’eau pour 250 à 300 personnes. 65% de la population n’a pas encore accès à l’eau potable.

Pour les populations des zones rurales de l’Extrême-Nord, « l’eau a cessé d’être une nécessité. Chez nous, l’eau est un luxe que beaucoup peinent à s’offrir », fait savoir, Maliki Jacques. Les chercheurs d’eau, s’habituent peu à peu à la vie sans eau. Dans la maison familiale d’Abassi, les réserves d’eau sont épuisées. Pas une seule goûte pour étancher la soif des enfants. Dans la cour de la maison, des sceaux et des bidons vides attendent d’être remplies. « Seul le retour des pluies viendra mettre un terme à nos souffrance. Mais, nous devons encore attendre plusieurs mois. Car, ici, la saison sèche dure 8 à 9 mois l’an », se désole Abbassi, les yeux rivés vers le ciel.

Dewa Aboubakar

A 25 ans, la jeune femme a commencé par un apprentissage dans une ferme de 15 porcs.

Au quartier Angone 1 dans la ville dOyem au Gabon, Alvina Doris Ntsame Akono est une fermière pas comme les autres. Cette jeune femme âgée de 25 ans produit en moyenne 500 poulets de chair toutes les 8 semaines.

De la volaille quelle écoule sur le marché local. Car, «à Oyem, le poulet est une viande très prisée lors des cérémonies familiales», senthousiasme Alvina qui prévoyait den élever mille.

Mais, faute de moyens financiers, la jeune femme daffaires a revu ses ambitions à la baisse. Pour un temps, bien évidemment. « Petit à petit, mon entreprise prend de l’ampleur et mes produits sont de plus en plus demandés», sourit-t-elle.

Apprentissage

Rien ne prédestinait pourtant cette pétillante jeune femme à une carrière d’éleveuse. Alvina arrête l’école en classe de 4ème au Lycée Technique d’Oyem, par manque dargent. Cest alors quelle rencontre un ami, éleveur à « plein-temps », qui la plonge dans le métier. Elle se passionne en quelques mois pour l’élevage et débute l’apprentissage dans une ferme de 15 porcs. En décembre 2018 , elle se sent prête et se lance.

Comme Alvina, les habitants dOyem sont en majorité des petits exploitants agricoles et éleveurs. Ici, le sol est fertile, la demande en viande de volaille et porcine est sans cesse croissante. Des populations veulent alors consommer «local et frais».

Cependant, la plupart des fermiers ont peu accès aux semences et à l’aliment pour leurs bêtes. A cela s’ajoute le manque de formation (bonnes pratiques et gestion d’élevages modernes).

Provenderie

Il y a trois ans, la dynamique Alvina Doris a été sélectionnée avec plusieurs autres exploitants, membres des coopératives des éleveurs, pour participer à une formation sur la formulation d’aliments pour bétail et la gestion de coopérative, dans le cadre du projet d’« appui à la promotion des petits élevages par un meilleur accès à l’aliment pour bétail au Gabon», mis en place par le Gouvernement gabonais. Il consiste à valoriser le potentiel de la matière première disponible pour la fabrication d’aliments danimaux.

Après ces formations théoriques et pratiques, une provenderie équipée grâce à l’Organisation des nations pour lalimentation et lagriculture (FAO) a été mise à la disposition des coopérateurs. Une aubaine pour Alvina Doris désormais plus outillée

« Mon ambition est d’accroitre ma production à 5000 poulets de chair d’ici à 2 ans et d’employer des jeunes gabonais afin d’inonder le marché local voire national avec mes produits!», conclut la jeune femme, armée de son éternel sourire.

Théophile Minlo

(Avec FAO)

Son modèle d’organisation séduit de nombreux jeunes apprenants du Cameroun.

Louis Ndzié avait seulement 25 ans lorsqu’il a eu l’idée de créer l’Institut agricole d’Obala (IAO). Le projet a été le thème de son mémoire alors qu’il était étudiant à l’Ecole d’agriculture St Joseph de Breuil sur Couze en France entre 1991 et 1993. Son rêve d’enfance s’est donc réalisé. Mieux il n’a pas seulement changé sa vie et celle de son épouse française, Ludivine Le Bras Ndzié, diplômée en biologie cellulaire et génétique qui travaille aussi à l’IAO. Mais celle de nombreux jeunes agriculteurs. Particulièrement ceux de la zone rurale.

Samedi 2 mars 2019, l’IAO a servi de cadre à la visite d’étude effectuée par les agri-entrepreneurs invités au 1er Sommet international de l’entrepreneuriat agro-pastoral des jeunes. Venus du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Tchad, du Brésil, de la Gambie, de la Mauritanie, de Madagascar, les jeunes africains se sont imprégnés de ce projet vanté comme innovant au Cameroun. Et qui sert de Centre d’incubation au Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (Pea-Jeunes).

Technique de qualité

Situé à Obala, à une quarantaine de kilomètres de Yaoundé la capitale du Cameroun, « L’IAO a été créé pour offrir une formation en technique de qualité et faciliter l’insertion des jeunes dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. Le cycle va du Bts, licence ingénieur au masters », explique son fondateur.

Le fonctionnement de l’IAO repose sur 3 piliers. La formation qui répond aux besoins de jeunes aux profils variés. « L’école dispose aussi d’une ferme de près de 50ha où les étudiants ont une formation pratique », explique un étudiant.

L’exploitation agricole sert aussi à renforcer l’autonomie financière de l’institut. Une partie des produits de la ferme sont vendus sur les marchés de Yaoundé. S’étant rendu compte que plusieurs étudiants avaient du mal à se mettre à leur propre compte faute de compétences en gestion et management  des projets, Louis Ndzié a mis en place le Dispositif de développement de l’entrepreneuriat rural (DDER) qui forme les 18-35 ans en gestion économique de projet agricole.

Reconnaissance de lEtat

A L’époque de sa création dans les années 90, il existait très peu de structure de ce genre dans tout le département de la Lékié dont dépend la commune d’Obala. L’IAO est venu combler un grand vide en offrant d’autres perspectives d’avenir à la jeunesse dans un contexte où la course était à un emploie à la fonction publique. Le chemin pour imposer l’agriculture comme métier d’avenir a été long. Il a fallu batailler auprès des parents, des autorités est les élèves eux-mêmes pour imposer sa vision. C’est en 2003 pour que l’IAO ouvre sa 1ére formation reconnue par l’Etat.

Aujourd’hui les défis de l’Institut agricole d’Obala restent importants. Il lui faut plus de ressources financières par exemple. Mais l’Etat du Cameroun et des Organisme comme le FIDA travaillent encore avec le projet. Ce qui est un bon espoir pour les jeunes qui viennent de tout le Cameroun pour se former.

Elsa Kane Njiale

Malgré les difficultés d’accès à la terre, le manque de financement et la problématique de la formation, de nombreux jeunes se plaisent dans l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire sur le continent.

Willy Brice Socbou rêve d’être à la tête d’une grande exploitation d’ananas. En attendant, il cultive quelques hectares de terre à Loum dans le département du Moungo, région du Littoral. Il cultive la variété d’ananas « pain de sucre ». C’est avec fierté qu’il invite tous ceux qui passent devant son stand au palais des congrès à l’occasion du Sommet international de l’entrepreneuriat agro-pastoral des jeunes, a gouté aux fruits de son labeur.

Bien que pas très gros, les fruits du jeune Willy Brice sont très juteux et sucrés. Il dit mettre beaucoup de passion dans ce travail qui l’occupe depuis 4 ans. Il est venu au sommet de Yaoundé pour encourager les autres à se lancer dans l’agriculture.

« La terre ne trahit jamais »

 « La terre ne trahit jamais », lance-t-il en reprenant à son compte une phrase extraite discours du président camerounais Paul Biya, à la jeunesse en 2016. Ce n’est pas que tout soit facile. Le secteur agro-pastoral, à l’instar des autres secteurs connaît d’énormes difficultés.

« Il faut y investir énormément avant d’avoir une bonne moisson », souligne M. Sobcou. Sa détermination, on la retrouve chez d’autres jeunes africains présents à ce sommet présidé par les autorités camerounaises. Notamment le ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe et le Dr Taiga, ministre de l’Elevage, des pêches et de l’Industrie animales.    

A l’exemple de Félicité Yolande Nedzigui. La jeune femme d’une vingtaine d’années a toujours su qu’elle fera carrière dans le domaine agro-pastoral. Lorsque malgré son diplôme de conseiller agropastoral, les portes de l’emploi tardent à s’ouvrir, elle se lance sans trainer dans la transformation du manioc considéré comme l’or blanc.

A Ntui, chef-lieu du département du Mbam et Kim, région du centre où est installée sa très petite entreprise « Bedzigui cassava Flour », elle transforme le manioc en farine de coucous et farine pâtissière et cosette (chips de manioc). Voilà deux ans que ça dure. Mais Mlle Bedzigui ne crie pas encore victoire. Le chemin est long et les difficultés de différents ordres.

Emplois décents

«J’ai une clientèle que je n’arrive pas à satisfaire car ma production est encore artisanale. Je produis une tonne de farine par mois. J’ai besoin de financement pour acheté une machine », révèle-t-elle. Battante, elle réussit à contourner certaines entraves. En 2017, elle a bénéficié de l’accompagnement du Programme de promotion de l’entrepreneuriat agropastoral des jeunes (Pea-Jeunes).

Il cible les hommes et femmes de 18 à 35 ans ayant ou voulant investir dans les activités agropastorales. En 4 ans, selon Alfred Bela Tomo, le coordonateur de ce programme, 800 jeunes se sont positionnés dans différents maillons de la chaîne des valeurs.

L’objectif du sommet de Yaoundé était d’ailleurs de réunir les politiques, le secteur privé, les bailleurs de fonds et les jeunes pour que soit créé « un environnement propice à la transformation agricole et l’autonomisation des jeunes ». Parce que souligne-t-on au Minader, l’agriculture est un important vivier d’emplois décents.

Au Ghana, cela est une réalité pour Linda Lauba Ahbilla, de la région de l’Est et surtout Roseline Delali Ashigbui, la fondatrice de Delchris. Une PME qui réalise des friandises (bonbons, caramels) avec des produits africains (maïs, gingembre, arachides, etc). « Je travaille avec les femmes et les jeunes de ma communauté à Hohoe, dans la région du Volta au Ghana. Ce qui leur a permis d’améliorer leurs conditions de vie », dit-elle dans un anglais chantant.

Elsa Kane à Yaoundé

Clenne Mouangou est rentrée dans son Congo Brazzaville natal sinvestir dans lélevage. Elle est passée de cinq à plus de 200 porcs.

A 38 ans, Clenne Mouangou est une éleveuse de porcs. La fondatrice de CMAgrobusiness, une entreprise agroalimentaire, est une femme « Déterminée», « ambitieuse », « dynamique».

Pour Agripreneur dAfrique, elle a délaissé lespace dune interview, sa ferme située à 20 kilomètres de Brazzaville, la capitale, pour répondre à nos questions. 

 Après un master 2 en Finance décroché à l’école supérieure de gestion de Paris, en France, vous travaillez dans les grandes banques. Puis vous sentez l’envie de tout plaquer pour rentrer au Congo Brazzaville. Pourquoi ?  

Je n’étais plus du tout épanouie dans ce que je faisais, je ne me plaisais plus dans ce domaine. J’avais le sentiment que je devais faire quelque chose de plus intéressant, j’étais à la recherche d’un nouveau challenge. 

Au Congo, vous commencez par la vente de vêtements. Puis, l’élevage….

J’ai une passion pour le secteur agricole et de plus je voulais me lancer dans une activité où je serais utile à ma communauté, où je pourrais apporter un plus. 

Votre choix se porte sur l’élevage de cochons, pour certains, c’est salissant. D’où vient cet amour pour ces bêtes ?

Oui j’avoue que mon choix de faire l’élevage de porcs paraît surprenant. Mais je dois dire qu’au début j’hésitais entre les poulets et les porcs. C’est en discutant autour et en écoutant les conseils que mon choix s’est porté sur l’élevage de porcs. 

Vous débutez officiellement le 1er janvier 2015, avec quatre truies et un porc

Tout simplement qu’a cette période, après avoir acheté le site d’un hectare sur lequel se situe la ferme, fait tous les travaux nécessaires, on m’avait conseillé de commencer avec ce nombre, il ne fallait pas commencer avec un nombre important étant donné que je débutais l’activité. 

Mon cheptel s’est très vite développé. En deux ans j’ai atteint un cheptel de plus de 200 porcs. Aujourd’hui, mon objectif est de passer à la phase de transformation du porc qui pourra apporter de la valeur ajoutée au produit.

Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez fait face?

Les difficultés sont nombreuses mais jusque là je tiens ferme. Rien que le fait d’entreprendre dans un domaine plutôt masculin était la première difficulté. Trouver des interlocuteurs qui vous prennent au sérieux et qui ne voient pas en vous une simple femme, était une difficulté. J’ai du prouver, m’imposer et montrer que je suis capable moi aussi de faire de la production de viande de porcs. C’est un challenge quotidien!

Il serait Important de réfléchir à des réelles solutions de soutien aux entrepreneurs notamment dans le secteur agricole. En tant qu’entrepreneur on se sent souvent seul, pas d’accompagnement, pas de financement et c’est fort dommage. 

Quels conseils pouvez-vous donner aux femmes souhaitant se lancer dans l’entrepreunariat ?

Je dirais d’avoir confiance! Il est important d’avoir confiance en soi, de croire en ce que nous sommes capable de faire car ce n’est pas une chose que l’on pourra trouver de l’extérieur. La confiance en soi est un sentiment important lorsque l’on décide d’entreprendre, c’est cette force qui va nous pousser à aller au bout de nos objectifs. Il faut rester concentré sur des objectifs car malgré les obstacles il faut garder en tête notre but à atteindre.

Théophile Minlo

En plus de contribuer à la réduction du chômage chez les mères célibataires, son entreprise spécialisée dans la transformation du riz, du maïs, veut protéger les populations des aliments à base chimique, considérés par les médecins comme responsables des maladies rénales. 

Son histoire a sans doute inspiré les jeunes camerounaises. Roseline Delali Ashigbui a réussi à changer la vie de plusieurs femmes de sa communauté de l’Hohoe, dans la région du Volta au Ghana. Notamment des mères-célibataires qui ont pu améliorer leur quotidien et offrir des meilleures conditions d’encadrement à leurs enfants grâce à un travail au sein de Delchris Africa Ltd.

C’est une entreprise de transformation des produits agricoles fondée par la jeune femme. Dans son stand ce 1er mars 2019 au palais des congrès à l’occasion du Sommet international de l’entrepreneuriat agro-pastoral des jeunes, Roseline Delali Ashigbui a la poignée de main ferme, le sourire chaleureux prête à partager son expérience pour que plus de jeunes s‘investissement dans l’agro-industrie.

Transformation agricole

« Il y a de la place à se faire. C’est une alternative intéressante  pour lutter contre le chômage en milieu jeunes et chez les femmes », fait-elle savoir. Ce ne sont pas des discours en l’air. Il s’agit d’une opinion forgée par le vécu. La vie de Roseline Delali Ashigbui a elle aussi pris une belle tournure grâce à son projet.  Dès 2013, elle décide de se lancer dans la transformation agricole. Elle a une petite experience du commerce puisque étudiante, elle vendait des bijoux pour se faire un peu d’argent.

«J’ai regardé autour de moi et j’ai remarqué que nous avons au Ghana, des épices, des herbes et des céréales qui sont excellentes pour la santé mais peu valorisés au plan international. Les ghanéens mangent beaucoup les aliments importés souvent en conserve. Ce qui n’est pas toujours bon pour la santé au vu des risques d’attraper une maladie rénale. Après des recherches, j’ai réussi à transformer le maïs, le piment, les arachides, le riz en friandises ceci dans des conditions d’hygiène de qualité. J’ai aussi fait l’effort d’innover dans le packaging en m’inspirant des motifs des pagnes pour créer des emballages typiquement africains », raconte la belle amazone de l’agrobusiness.

Gamme de cinq produits

La démarche de Delchris Africa Lmtd a rencontré l’adhésion du public. Roseline Delali Ashigbui a même reçu l’aide du ministère de l’Agriculture du Ghana. Elle a déjà gagné plusieurs prix dont celui de « meilleur produit innovant de l’année » lors du SME Ghana awards.

« Nous avons une gamme de 5 produits sur le marché. Ils sont faits à base de& maïs, du maïs et du piment, du riz brun, du miel, des arachides, du gingembre et des épices locales». Loin de se contenter de vendre, Mme Delali Ashigbui suscite l’admiration parce qu’elle accompagne aussi les autres jeunes, avec un accent sur la jeunesse rurale, dans leurs idées. Certains de ses employés se sont lancés dans des projets agro-pastoraux. Roseline a bénéficié de plusieurs formation en management, gestion et marketting.  Le succès de son entreprose lui permet de voyager à travers l’ Afrique.

Elsa Kane Njiale à Yaoundé

En lançant sa start-up en 2015, l’agri-entrepreneur s’est engagé à promouvoir une technique permettant aux agriculteurs de réduire leur charge et de lutter contre le réchauffement climatique.

« Save Our Agriculture » de Flavien Kouatcha connaît une avancée fulgurante. Il y a tout juste quatre ans que l’agri-preneur a cofondé une startup spécialisée dans l’agriculture, particulièrement l’aquaponie. Avec son équipe, il conçoit et fabrique des kits individuels et unités aquaponiques pour les particuliers et les professionnels voulant produire leurs aliments à domicile. Et déjà, elle engrange des récompenses au Cameroun et dans le monde. 

L’un des prestigieux prix remportés par Flavien Kouatcha est le prix Pierre Castel 2018 raflé haut les mains devant 40 autres candidats en lice dans les domaines de l’agriculture, l’agroalimentaire, l’agri-tech et l’agro-ressources, considérés par des experts comme des secteurs porteurs d’une économie africaine florissante.

Atouts

L’aquaponie n’est pas en elle-même une pratique agricole nouvelle. Mais Flavien Kouatcha a eu le mérite d’avoir démontré aux agriculteurs, aux gouvernements africains et aux bailleurs de fonds, les atouts de cette forme d’aquaculture qui permet d’associer la culture des végétaux à l’élevage des poissons.

Derrière cette ascension à faire pâlir les envieux, se cache des heures de travail d’un jeune homme au flair certain qui a très vite su que son avenir ne se construira pas derrière un bureau mais sur la terre rouge à humer l’odeur aigre-douce des fleurs des champs.

Elève, il a eu la passion pour l’électronique. Sitôt son bac en poche, le voilà à l’IUT de Douala pour un diplôme universitaire de technologie en Génie Electrique, puis un cursus d'ingénieur généraliste à l'Institut Ucac-Icam en Juin 2011. Il travaille trois ans dans la maintenance portuaire mais le cœur n’y est pas. Le jeune Flavien se rêve toujours en chapeau de paille et botte de caoutchouc dans des vastes domaines agricoles. Il démissionne. 

Sa démission est plutôt un bonheur, il en profite pour peaufiner son projet agricole et pousse même l’idée en s’inscrivant en master spécialisé en marketing pour comprendre « la réalité de nos marchés et l’art de convaincre les clients », dit-il.

Le décollage de l’agriculture africaine

Pour trouver les fonds de la star-up, Flavien Kouatcha, vide sa tirelire, vend ses biens et accepte même de revenir à la case départ en rentrant chez papa et maman. Il s’entoure d’une équipe jeune et volontaire, se lance dans des recherches, monte son premier prototype de kit aquaponique testé avec succès en octobre 2015.

Suite à un appel à candidatures, il est invité en Afrique du Sud par le FAO pour un concours sur la malnutrition. Il ne gagne pas le cœur du jury mais celui d’une bienfaitrice. Elle lui fait : « Un don de 10.000 $ pour poursuivre les travaux. C'est avec cet argent que nous avons fabriqué nos 25 premiers kits aquaponiques que nous avons vendu », révèle-t-il avant de vanter les atouts de l’aquaponie.

«Les  nombreux avantages que nous avons vérifié par la pratique, notamment l'augmentation rapide des rendements, l'annulation de la logistique conventionnelle fortement consommatrice en énergie fossile, la réduction de l'ordre de 20% de l'empreinte carbone sur l'environnement, l'économie de près de 90% d'eau, de plus en plus rare sur notre planète en réchauffement », écrit-il dans un de ses nombreux articles sur l’agriculture. Aujourd’hui « Save Our Agriculture » a bien grandi avec une dizaine d’employés. Des activités ont été lancées depuis 2017 au Sénégal. En plus des kits aquaponiques, il construit des serres.

Elsa Kane Njiale

Akere Muna, Maurice Kamto, Adamou Ndam Njoya 3 des 9 candidats présentent leur programme pour faire de ce secteur un maillon fort de l'économie.

Maurice Kamto : moderniser les exploitations familiales

Candidat à l’élection du 7 octobre sous la bannière du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Maurice Kamto mise sur un taux de croissance situé entre 8 et 12%  pour assurer le développement du Cameroun.  Un boom économique qui ne fera pas sans le secteur agricole. « Notre  politique agricole au Mrc a deux objectifs. Celui d’assurer la sécurité alimentaire du pays tout en procurant des revenus aux producteurs et faire du Cameroun un exportateur des produits agricoles », explique l’homme politique. Il entend donner une place de choix aux exploitations familiales. Elles sont incontournables. Même en l’absence des statistiques, on peut mesurer les rôles que joue l’agriculture familiale en faisant un tour dans les marchés de Yaoundé ou 60 % des vivres proviennent des exploitations familiales. Elles sont donc un grand pourvoyeur d’emplois. « C’est une agriculture de qualité qui utilise peu de pesticides», vante Elisabeth Atangana, ambassadrice spéciale de la Fao pour les coopératives agricoles. S’il est élu, Maurice Kamto promet de mettre en place un processus de modernisation de ces structures pour qu’elles puisent produire une offre répondant à la demande. Ce processus de modernisation concerne aussi : les grandes plantations, les produits traditionnels de rente,  les produits vivriers destinés au marché international. 

Maurice Kamto est conscient que le développement du secteur agricole ne peut se faire sansun accès sécurisé des populations à la propriété foncière. De nombreux paysans, notamment les femmes  n’ont pas toujours accès à la terre. Même quand il s agit d’un héritage familial, l’obtention du titre foncier se heurte parfois à la corruption.Il annonce la mise en place d’un semencier national.«Sur le plan agro-industriel, la politique du Mrc consistera en la mise en place des agropoles spécialisées suivant les bassins de production. Il s’agira de mettre en place des filières agro-industrielles complètes, allant de la production des produits agricoles primaires à leur transformation industrielle par des unités de production articulées aux bassins de productions ».

Akere Muna : des hubs agricoles

Investit par le Front populaire pour le développement (Fpd), Akere Muna  propose une reforme agricole axée sur trois composantes. « Nous allons encourager la création des coopératives qui favoriseront la production locale pour permettre l’autosuffisance dans la production alimentaire et la promotion des initiatives de croissance régionales et locales. L’industrialisation pour la transformation des produits agricoles» propose le Fpd.

Akere Muna souhaite mettre en place des hubs agricultures et artisanal (HAANA. Il s’agira de créer 7 centres nationaux (marchés régionaux de gros) et 8 sous-centres dont 4 centres secondaires reliés à chaque centre principal. Ces hubs vont fournir un marché régional pour tous les produits agricoles. Ils vont faciliter l’accès et la transformation locale des produits. « Ces hubs accueilleront des activités comme la banque, l’assurance, la santé, l’école. Nous allons mettre en place des infrastructures routières et de transports pour que les hubs puissent se développer en tant que nouvelles villes», assure Akere Muna.

 Ndam Njoya : relancer la filière café

« Le Cameroun doit sortir de la situation des "opportunités" pour s'inscrire dans une véritable logique des réalisations des projets agricoles», ainsi parle Adamou Ndam Njoya ancien ministre d’Etat et depuis plusieurs années opposant au régime de Yaoundé.  En course pour la présidentielle sous les couleurs de l’Union démocratique du Cameroun, propose pour le boom du secteur agricole de « choisir à tour de rôle un produit phare, y concentrer toute l'énergie nécessaire, des moyens subséquents de manière à créer toutes les retombées possibles susceptibles de contribuer à booster la croissance».

A la tête d’exploitation de café qu’il dirige avec son épouse, le candidat de l’Udc compte poursuivre les actions menées actuellement en mettant un accent sur les femmes rurales et les jeunes. Dans le département du Noun région de l’Ouest, il organise « La Fête du café» avec l’objectif d’encourager les populations au retour vers cette activité. « Les femmes dans le café sont devenues de véritables actrices qui participent à tous les niveaux de la chaine des valeurs, c'est-à-dire  de la plantation à la commercialisation. Lors de la  journée internationale de la femme rurale  nous organisons une foire agricole dédiée exclusivemen aux femmes agricultrices dans le cadre du syndicat des communes du Noun. Quant aux jeunes, ils sont attirés dans la relève des adultes avec des projets tels "le New Génération" en partenariat avec le CICC qui consiste à céder des parcelles de terre à des jeunes pour la culture du café», indique un responsable du candidat de l’Udc.

Elsa Kane Njiale à Yaoundé

Joshua Osih, Serge Espoir Matomba, présentent leur programme pour faire de ce secteur un maillon fort de l économie.

Joshua Osih : La mise en place du statut de l’agriculteur

« J’augmenterai significativement les ressources accordées au secteur de l’agriculture pour atteindre 10% du budget national conformément à nos engagements contenus dans l’accord de Maputo de 2003. Je moderniserai l’agriculture pour augmenter les rendements, la rendre moins pénible qu’aujourd’hui et augmenter le revenu des paysans ».  Telle est la promesse Joshua Osih, en course pour la présidentielle pour le Social démocratic Front (Sdf), le plus vieux parti de l’opposition camerounaise. Selon Joshua Osih, le Cameroun ne peut devenir une puissance verte sans l’existence d’un cadre juridique bien défini. L’une de ses premières mesures en tant que chef d’Etat sera « la mise en place d’une loi d’orientation agricole, la réalisation d’une réforme foncière et la simplification des procédures d’attribution du titre foncier afin de permettre à ceux qui travaillent la terre d’accéder à des titres de propriété pouvant leur servir d’actifs sociaux pour rechercher des financements auprès des banques », assure le leader du parti aux couleurs vertes.

Il annonce la transformation du milieu rural en cadre attrayant pour les jeunes grâce à : « La sédentarisation des jeunes en milieu rural par l’amélioration de l’offre des services sociaux de base (santé, poste, eau, electricité, etc, la création de 5000 agribusiness jeunes par an sur l’ensemble du territoire dès la 3ème année ». Dans cette optique, l’éducation sera reformée « pour y intégrer l’élevage et l’agriculture dans toutes les écoles, y compris en milieu urbain, avec un programme national fermes d’écoles. L’instauration d’un projet agricole scolaire obligatoire pour tous les établissements primaires et secondaires. Le développement des Centres de formation agricole et des lycées agro-sylvo-pastoraux dans chaque département du Cameroun.

Quant au bien-être des seigneurs de la terre, il passe par : « La création d’un statut de l’agriculteur et de l’éleveur et le développement du revenu salarial des agriculteurs et des éleveurs. La subvention du développement ou de la transformation des exploitations agricoles familiales en exploitations agricoles structurées, innovantes, écologiques et performantes. La promotion des instruments de protection contre les risques agricoles (grippe aviaire, etc…) à travers la banque agricole ».

Serge Espoir Matomba : lutter contre les pertes posts récoltes

Le programme pour la relance de l’agriculture, la pêche, l’élevage proposé par Serge Espoir Matomba, candidat à la présidentielle sous les couleurs du Purs n’est pas très détaillé. Il est même évasif lorsque l’auteur parle par exemple de « diversification des cultures ». Le jeune candidat reconnaît pourtant la place de l’agriculture dans le développement économique et social du Cameroun. L’agriculture, la pêche et l’élevage occupent 70% de la population active et contribuent à la hauteur de 30% au produit intérieur brut. L’un des enjeux du secteur repose sur la modernisation et le renouvellement d’une main d’œuvre vieillissante. Serges Espoir Matomba a une vision qui repose sur l’exploitation des terres encore vierges, la subvention des projets agricoles innovants, la construction d’infrastructures routières de qualité pour lutter contre les pertes post-récoltes. Concernant la jeunesse, Mr Matomba, annonce le financement des projets des jeunes qui se lancent dans l’agriculture. Ce serait selon lui le meilleur moyen de les inciter) s’investir dans ce secteur.

 Cabral Libii Li Ngue : des titres fonciers gratuits

Né en 1980, Cabral Libii est avec Serge Espoir Matomba, le plus jeune candidat à l’élection présidentielle du 7 octobre. Il a été choisi par le parti Union nationale pour l’intégration vers la solidarité (Univers) de l’universitaire et homme politique Prosper Nkou Mvondo. Il dit avoir construit son programme politique sur deux piliers : l’agro-industrie et la construction. Il promet au cas il est porté à la magistrature suprême de construire des agro-industries sur le modèle des sociétés hévécam à Niété dans la région du Sud et la Sosucam à Mbandjock dans la région du Centre. L’ancien journaliste annonce qu’il réservera 500 milliard de F Cfa au développement de l’agro-industrie et du monde rural. Il n a cependant pas souligner d’où viendront les fonds. Toutefois il compte consacre 18% du budget de son gouvernement à l’agriculture.  200 0000 d’ha de terrain seront consacrés à l’agriculture en raison de 20000 ha par région et par an.  Pour encourager et faciliter l’entrepreneuriat agricole, il permettra l’octroi des titres fonciers gratuits et des prêts à taux zéro aux jeunes et aux agriculteurs.

Elsa Kane Njiale

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Agriconseil du mois

Garfa Fatimé Aldjineh, la 2ème femme architecte de l'histoire du Tchad qui élève des poules pondeuses: «Il faut que mes sœurs sachent qu’il n’y a pas de métiers spécifiques aux hommes, car nous pouvons faire autant qu’eux. Nous devons innover et croire en nos potentiels pour arriver au bout de nos rêves. Etre humble dans ce qu’on fait et toujours demander des conseils pour mieux avancer».

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