« Mon papa me disait toujours : ‘’je suis riche grâce à la terre’’ » (1)

Lors du premier débat Whatsapp d’Agripreneur d’Afrique, des jeunes investis dans l’agriculture ont partagé leurs expériences.

« L’agriculture est la seule activité qui nous permet de nous sentir vraiment utile. On nourrit et assure la santé des millions de personnes en même temps». Etes vous du même avis que le jeune Alexis Ndongo, 19 ans et habitant à l’entrée de la ville de Yaoundé, capitale du Cameroun? Vous répondrez par l’affirmative si vous êtes un passionné ou si vous êtes déjà actif dans la terre.

Pour notre premier débat, nous avons gardé en tête cette citation d’Alexis. Cependant, nous avons décidé de commencer à la base : quelles sont les difficultés que rencontrent des jeunes lancés dans l’agriculture ? Le débat avait lieu dans notre groupe whatsapp. Ils sont informaticiens, ingénieurs, techniciens, agripreneurs ou entrepreneurs ruraux.

Les débuts…

Kevin Obam Ekono, 22 ans, fondateur Jeunes agriculteurs patriotes, web master de formation: 

Je suis informaticien de formation. L’agriculture pour moi est une passion  et un héritage reçu de mes parents. Mon père est ingénieur agronome et ma mère technicienne supérieure d’agriculture. J’ai répondu tout simplement à l’appel de l’agriculture en créant jeunes agriculteurs patriotes qui est à ses débuts. Comme je le dis souvent, créer une entreprise agricole est moins difficile que tous les autres.

A 13 ans, j’étais l’homme de main de mon père. A 15 ans, je pouvais déjà gérer un champ.

Cédric Yonta, 23, technicien supérieur d’agriculture

J’ai été passionné de l’agriculture à cause de mon papa depuis mon jeune âge.  Il me disait toujours : « je suis riche à cause de la terre ». J’ai commencé à aimer l’agriculture. Dès que j’ai eu mon baccalauréat, j’ai tenté le concours de la FaSA et je ne l’ai pas eu. Je me suis inscrit à l’université de Dschang pour faire chimie. Je n’étais pas vraiment intéressé car, au fond de moi, je ne voulais faire qu’agriculture. J’ai eu le concours d’une école d’agriculture de Bafoussam (Ouest Cameroun) et j’ai obtenu mon diplôme de technicien supérieur d’agriculture.

Journaliste : J’aime l’agriculture depuis mon bas âge. J’ai grandi dans une famille qui faisait de l’agriculture de subsistance. Mais, je ne suis pas encore propriétaire.

Evolution ou activités actuelles…

Cédric Yonta : actuellement, je suis responsable d’une pépinière Terrespoir à Penja. Nous faisons dans la multiplication végétale : greffage, marcottage, de poivriers, cacao, agrumes…) et producteur de poivre blanc.

Kevin Obam Ekono :  

Dans mon enfance, j’ai cultivé macabo, piments, foléré, plantain… Apès mon bac j'ai commencé ma petite aventure solo. 
En 2013, j’ai fait mon premier champs de piment de 10 000 pieds. 
Hélas je n'ai pas eu le temps de voir ma récolte car la rentrée académique avait commencé. Je suis du sud et j étudie à Douala. 
 En 2015 j'ai commencé à monter mon entreprise jeunes agriculteurs patriotes. 
Je voyageais pour visiter les activités agricoles dans beaucoup de zones de l’Ouest et du grand Sud. 

Conseils

Kevin : je suis informaticien et agripreneur. L’informatique m’a appris à viser la perfection et la rigueur. L’agriculture m’a appris la patience. J’aime cette sensation qu’on ressent en voyant sa production.  C’est top.

Avant de commencer un projet agricole, ne vous découragez pas à la base à cause de vos maigres fonds. Commencez avec ce que vous avez et restez toujours optimistes. Gardez la foi et allez toujours vers les ainés pour avoir plus de conseils.

Et à Gires Nkwebo, ingénieur de conception en agronomie de conclure : « c’est vraiment la base ». Quoi ? Ne pas se décourager, suivre les conseils et garder la foi bien sûr. Bonne chance à vous, passionné d’agriculture!  

Théophile Minlo

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Quand vous voulez vous lancer dans l'agriculture, si vous le voulez vraiment, lancez-vous. De nombreuses personnes vont tenter de vous décourager. Foncez en cherchant toujours à apprendre sans avoir peur d'échouer. Faites de l'agriculture votre métier et vous ne manquerez jamais de rien», Carine Poupoum, 33 ans, jeune agricultrice à l'Est du Cameroun. Elle épargne 500 000 F. Cfa par an grâce à la terre.