La culture du maïs, « moins couteuse et facile » pour les débutants

Un champ de maïs tenu par de jeunes agripreneurs Un champ de maïs tenu par de jeunes agripreneurs Crédits: Agripreneur d'Afrique

Avec un capital variant entre 50 000 et 100 000, de jeunes agripreneurs se lancent.

Avant même d’acquérir  un  terrain, tout jeune qui fait ses premiers pas dans  le monde agropastoral réfléchit surtout sur son premier coup  d’essai. Que produire ? C’est le cas de Jules Tatso, un technicien agricole, qui  s’est offert sa première parcelle de terre,  d’un demi-hectare, à  Dibombari,  une  ville et commune située dans le département du Moungo, à quelques kilomètres de Douala, capitale économique du Cameroun. Avec un capital très limité de  55 milles F Cfa, ce jeune agriculteur de 32 ans, avait besoin d’une culture moins exigeante sur le plan financier et pratique.  « Quand tu n’as pas assez de moyen, le choix est vite fait. Avec ma modeste  connaissance en agriculture, j’ai imaginé que pour un début, il serait  plus facile pour moi de produire le maïs », dit-il.

Selon  ce fonctionnaire, le maïs est l’une des cultures les plus faciles à réaliser. « Chacun doit pourvoir avoir un petit champ de maïs, c’est facile à réaliser », conseille Jules. Un conseil  que soutient Annette Reine, une jeune agricultrice de 34 ans. Depuis bientôt trois ans, cette agripreneure exploite un champ de deux hectares. A ses débuts, Annette,  avec moins de 100 milles F Cfa de capital, a pensé à cultiver  la patate et maïs. « Quand j’ai évalué les charges avec le soutien d’un conseiller technique agricole, j’ai opté pour la monoculture pour un début. C’est ainsi que je suis  me retrouvé  dans  la culture du maïs et sans aucune expérience. Mais aujourd’hui je ne regrette pas mon choix, après trois  campagne de maïs, j’ai agrandi mon exploitation  et je  diversifie  actuellement mes cultures sans problème », affirme Annette. 

Maintien du champ dans la propreté 

Moins couteux financièrement, par rapport aux autres cultures, entre autres le piment, la pastèque,  cette pratique a aussi l’avantage d’être moins exigeante, surtout pour les amateurs. Le technicien agricole explique  que pour avoir une meilleure récolte, il faut une bonne préparation du terrain, former les pions si possible, semer les graines en respectant les distances et le nombre de graines. Quand  le maïs germe, il faut engraisser la plante entre le 12 et 14e  jour. La deuxième phase d’engraissage intervient entre le 40-45e jour avec un deuxième sarclage. « D’une manière générale, la réussite passe aussi par le maintien du champ dans la propreté. Il faut toujours penser à aérer les plantes. Une plantation bien entretenue, produit en moyen 2 à 3 tonnes de maïs  par hectare», explique Jules Tatso.  Il est aussi conseillé de pulvériser les plantes pour prévenir les maladies et les ravageurs.

 En suivant scrupuleuse ces étapes, ces agriculteurs  assurent que les semences porteront les fruits escomptés. Jules qui se félicite de sa production pense déjà à diversifier sa  culture, ceci grâce aux bénéfices  qu’il tirera de la vente de ses trois campagnes de  maïs, prévues pour cette année. Pour accroître ses revenus, cet  agriculteur commercialise  ses épis à l’état frais,  ce qui selon lui est plus rentable et ne nécessite plus d’autre dépense, encore moins,  d’effort physique  après  la récolte.  A l’état frais, un épi de maïs au prix de gros revient à 75 F CFA.

Marie  Louise MAMGUE

Agriconseil du mois

Garfa Fatimé Aldjineh, la 2ème femme architecte de l'histoire du Tchad qui élève des poules pondeuses: «Il faut que mes sœurs sachent qu’il n’y a pas de métiers spécifiques aux hommes, car nous pouvons faire autant qu’eux. Nous devons innover et croire en nos potentiels pour arriver au bout de nos rêves. Etre humble dans ce qu’on fait et toujours demander des conseils pour mieux avancer».

ad-banner3