Célébrons #MyQueenFarmer, notre reine de l’agricultrice!

En Afrique subsaharienne, les femmes produisent 80% des denrées alimentaires consommées dans les familles ou vendues sur le marché local. Durant tout le mois de mars, votre site Agripreneur d’Afrique leur consacrera sa première série.

On a tous des images en tête ! Armée de houe et de machette, le bébé attaché sur le dos, elle se rend dans son champ. Sous un soleil caniculaire ou une pluie battante des fois, elles récoltent ou cultivent maïs, arachides, manioc, riz, blé, tomates... Dans sa petite unité de transformation, elle produit gâteau de patate, de manioc, savon au cacao… En Afrique, l’agriculture est dans la plupart des pays, la première source de revenus : 25% du Pib du continent.   

L’agriculture, premier employeur des femmes

Selon un rapport conjoint de la Banque mondiale et de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en Afrique subsaharienne, les femmes produisent jusqu’à 80% des denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages et à la vente sur les marchés locaux.

Du Cameroun au Sénégal, en passant par le Burkina Faso, le Kenya … elles nourrissent leur famille, les quartiers, les villages, les villes. La Banque africaine de développement explique que l’agriculture s’avère même le tout premier employeur des femmes, concentrant 62% des femmes actives.

En clair, quand on parle d’agriculture africaine, celle qui nous fait manger au quotidien, c’est en partie l’œuvre de la femme. Paradoxalement, ces femmes rencontrent de nombreux problèmes: faible accès à la terre, aux intrants de qualité, au financement, à la formation, contraintes domestiques…

Célébrons notre reine agricole : #MyQueenFarmer

Que faire pour améliorer leur condition? Depuis des décennies, des pistes de solutions s’enchainent, des conférences/rencontres/forums sont organisées aux quatre coins du monde. Mais, l’attente se fait toujours ressentir sur le terrain, dans les champs où du matin au soir, elles cultivent et récoltent ce qui fera plus tard, notre bonheur.

A l’occasion de ce mois de mars 2017 où on célèbre une fois de plus la femme, nous avons décidé de célébrer ces héroïnes de l’agriculture. Nous voulons célébrer cette femme qui se lève aux aurores pour parcourir des kilomètres pour son champ de maïs-tomates-blé… et ne revenir qu’au coucher du soleil. Nous voulons parler de celle-là qui, dans son petit atelier, nous fait déguster des biscuits de manioc.

Ce sera l’histoire de cette reine qui nous fait boire un pur jus naturel fait avec des fruits issus de ses champs, ou nous amène à « charger » notre pain de confitures de mangues. Nous parlerons de cette Queen qui fabrique ces laits de toilette au cacao, avocat exposés sur le marché local…

Pour ce mois de mars, nous voulons tout simplement célébrer avec vous, chers lectrices et lecteurs, notre reine, notre Queen, notre héroïne : #MyQueenFarmer, sans oublier leurs difficultés, avec l’ambition secret de faire réagir le monde face à leur souffrance.

Toi qui nous lis, toi qui aimes ce que nous faisons, toi qui consommes les produits agricoles, célères avec nous via une photo, une petite vidéo, un mot… cette femme qui se bat pour nous nourrir, qui lutte pour notre bien être naturel.

Bonne fête #MyQueenFarmer !  

La rédaction

Agriconseil du mois

Quand vous voulez vous lancer dans l'agriculture, si vous le voulez vraiment, lancez-vous. De nombreuses personnes vont tenter de vous décourager. Foncez en cherchant toujours à apprendre sans avoir peur d'échouer. Faites de l'agriculture votre métier et vous ne manquerez jamais de rien», Carine Poupoum, 33 ans, jeune agricultrice à l'Est du Cameroun. Elle épargne 500 000 F. Cfa par an grâce à la terre.